Rechercher dans ce blog

jeudi 30 juillet 2026

Suisse romande

https://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse_romande

Une expression ricoeurienne : soi-même comme un autre

je/soi comme un autre

L'expression « soi-même comme un autre » renvoie avant tout au célèbre ouvrage du philosophe français Paul Ricœur :

Soi-même comme un autre (1990).

C'est l'une des œuvres majeures de Ricœur, dans laquelle il s'interroge sur l'identité personnelle, l'action, la responsabilité et la relation à autrui.

L'expression signifie que le "soi" ne se comprend jamais de manière isolée. Pour se connaître véritablement, il faut passer par l'autre : les autres personnes, le langage, les récits que nous faisons de notre vie, les promesses que nous tenons, les responsabilités que nous assumons.

Ricœur distingue notamment deux aspects de l'identité :

  • L'identité-idem (la mêmeté) : ce qui demeure identique en nous au fil du temps (nos caractéristiques relativement stables).
  • L'identité-ipse (l'ipséité) : le fait d'être soi comme sujet capable de promettre, de répondre de ses actes, de changer tout en restant la même personne.

L'idée centrale est que l'identité personnelle est relationnelle. Nous ne nous construisons pas seuls : la rencontre avec autrui est constitutive de notre propre identité. D'où le titre paradoxal : être soi, c'est aussi se comprendre "comme un autre".

Cette réflexion conduit Ricœur à une éthique célèbre, qu'il résume ainsi :

« La visée de la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes. »

Cette formule montre que la connaissance de soi débouche sur une responsabilité envers autrui et envers la société.

Si tu pensais plutôt à la formule « Je est un autre » d'Arthur Rimbaud, il s'agit d'une idée différente. Chez Rimbaud, elle exprime que le « je » n'est pas totalement maître de lui-même : le poète découvre en lui une altérité intérieure, une source d'inspiration qui le dépasse. Chez Ricœur, au contraire, le « soi » se construit progressivement dans le dialogue avec autrui, le récit de sa vie et la responsabilité morale.

Sur Ricoeur : 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ric%C5%93ur

Entéléchie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ent%C3%A9l%C3%A9chie

ChatGPT :

Le terme entéléchie (du grec entelecheia, « accomplissement », « réalisation complète ») est un concept philosophique introduit par Aristote.

Il désigne la réalisation pleine d'un être selon sa nature, c'est-à-dire le passage de ce qui est en puissance à ce qui est pleinement en acte.

Par exemple :

  • Une graine est en puissance un arbre.
  • L'arbre adulte est l'entéléchie de la graine : il représente son accomplissement.

Chez Aristote, l'entéléchie est étroitement liée à la distinction entre :

  • la puissance (dynamis) : ce qui peut être ;
  • l'acte (energeia) : ce qui est effectivement réalisé.

L'entéléchie est donc l'état d'accomplissement ou la fin interne vers laquelle tend naturellement un être.

Le concept a ensuite été repris par Gottfried Wilhelm Leibniz, qui l'utilise pour désigner des substances vivantes (les monades) dotées d'un principe interne d'activité.

Dans le langage courant, le mot est rare, mais il peut être employé au sens figuré pour désigner la pleine réalisation d'un potentiel ou l'accomplissement d'une vocation.

Chez Aristote, l'entéléchie (entelecheia, ἐντελέχεια) est l'un des concepts les plus fondamentaux de sa philosophie. Elle exprime l'idée qu'un être est pleinement ce qu'il est destiné à être par nature.

La définition

L'entéléchie est l'acte achevé, la réalisation complète d'une puissance.

Aristote distingue constamment :

  • la puissance (dynamis) : ce qu'un être peut devenir ;
  • l'acte (energeia ou entelecheia) : ce qu'il est effectivement.

Ainsi, un enfant est en puissance un adulte ; l'adulte est l'entéléchie de l'enfant.

Les exemples classiques

  • Le gland est en puissance un chêne.
  • Le chêne adulte est l'entéléchie du gland.

De même :

  • un élève est en puissance un médecin ;
  • le médecin exerçant est l'entéléchie de cet apprentissage.

Dans les êtres vivants

Dans son traité De l'âme (De Anima), Aristote définit l'âme comme :

« la première entéléchie d'un corps naturel organisé ayant la vie en puissance ».

Cela signifie que l'âme est le principe qui fait qu'un corps vivant est effectivement vivant. Sans âme, le corps n'est plus qu'un organisme privé de sa fonction vitale.

Une philosophie finaliste

L'entéléchie est liée à la cause finale.

Pour Aristote, chaque être naturel tend vers une fin (telos) :

  • la graine tend vers l'arbre ;
  • le poulain vers le cheval adulte ;
  • l'être humain vers son plein développement rationnel et moral.

L'entéléchie est précisément cet état d'accomplissement où la fin est atteinte.

Acte et entéléchie

Aristote emploie parfois energeia (activité, acte) et entelecheia presque comme des synonymes, mais certains commentateurs proposent une nuance :

  • energeia insiste davantage sur l'activité en cours d'exercice ;
  • entelecheia met davantage l'accent sur l'état d'accomplissement, sur la perfection atteinte.

La distinction n'est toutefois pas toujours rigoureuse dans ses textes.

En résumé

Chez Aristote, l'entéléchie est :

  • la réalisation d'une puissance ;
  • la perfection propre d'un être ;
  • l'accomplissement de sa nature ;
  • l'expression de sa fin (telos).

C'est pourquoi l'entéléchie est au cœur de toute la métaphysique aristotélicienne : elle permet de comprendre le changement non comme un simple déplacement matériel, mais comme le passage d'un être de la puissance à l'acte, c'est-à-dire vers la plénitude de ce qu'il est appelé à être.

Chez Gottfried Wilhelm Leibniz, le concept d'entéléchie est repris à Aristote, mais il reçoit un sens nouveau, intégré à sa métaphysique des monades.

Voici les idées essentielles :

  1. L'entéléchie est une substance simple
    • Leibniz appelle entéléchies les substances simples qui possèdent un principe interne d'action.
    • Elles ne sont pas composées de parties matérielles et sont donc indivisibles.
  2. Toute entéléchie agit de l'intérieur
    • Contrairement aux objets matériels, qui semblent être mus de l'extérieur, l'entéléchie possède en elle-même la source de ses changements.
    • Son évolution est déterminée par sa nature propre, selon le plan voulu par Dieu.
  3. Les monades
    • Toutes les monades sont des entéléchies, mais Leibniz distingue plusieurs degrés :
      • les monades les plus simples ;
      • les âmes des animaux, qui ont perception et mémoire ;
      • les esprits humains, qui possèdent en plus la raison et la conscience réflexive.
  4. L'harmonie préétablie
    • Les entéléchies n'agissent pas causalement les unes sur les autres.
    • Chacune évolue selon ses propres lois internes.
    • Leur parfaite coordination provient de l'harmonie préétablie instituée par Dieu dès la création.

Une formule célèbre

Dans sa Monadologie (§ 18), Leibniz écrit :

« On pourrait donner le nom d'entéléchies à toutes les substances simples ou monades créées, car elles ont en elles une certaine perfection, il y a une suffisance qui les rend sources de leurs actions internes. »

Ainsi, alors que chez Aristote l'entéléchie désigne principalement l'accomplissement d'une puissance, chez Leibniz elle désigne surtout un être vivant spirituel, une substance simple autonome, dotée d'un principe interne d'activité et orientée vers sa propre perfection.

En résumé :

  • Chez Aristote : l'entéléchie est l'acte accompli, la réalisation d'une puissance.
  • Chez Leibniz : l'entéléchie est une monade, une substance simple active qui porte en elle-même le principe de son développement et de son activité.

Pourquoi il faut surveiller votre consommation de pastèque

https://www.santemagazine.fr/actualites/actualites-alimentation/pourquoi-il-faut-surveiller-votre-consommation-de-pasteque-1155420

Agatha Christie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Agatha_Christie

Whoopi Goldberg

https://fr.wikipedia.org/wiki/Whoopi_Goldberg

Paris Hilton

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paris_Hilton

Thomas Pesquet

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Pesquet

mercredi 29 juillet 2026

Le sommeil polyphasique par ChatGPT

au mag de la santé sur france 5 un prof de psychiatrie a parlé de sommeil polyphasique

Oui. Le sommeil polyphasique est un mode de sommeil dans lequel on ne dort pas en une seule période nocturne, mais en plusieurs épisodes répartis sur 24 heures.

Il existe plusieurs formes :

  • Monophasique : une seule période de sommeil (le modèle le plus courant en France).
  • Biphasique : une nuit de sommeil complétée par une sieste, ou deux périodes de sommeil. C'est un modèle assez répandu dans certaines cultures.
  • Polyphasique au sens strict : plusieurs siestes ou courtes périodes de sommeil réparties dans la journée et la nuit.

Certains adeptes affirment qu'il permet de dormir beaucoup moins (parfois 2 à 5 heures par 24 heures) tout en restant performant. Cependant, les données scientifiques ne confirment pas qu'un adulte puisse durablement réduire autant son temps de sommeil sans conséquences. Les spécialistes du sommeil mettent en garde contre les risques de fatigue, de baisse de vigilance, de troubles de l'humeur et de diminution des performances cognitives.

En revanche, le sommeil biphasique (une nuit normale accompagnée d'une courte sieste de 15 à 30 minutes) est bien documenté et peut être bénéfique chez certaines personnes, à condition de ne pas perturber le sommeil nocturne.

Dans le contexte d'une personne ayant des troubles anxieux ou psychiatriques, comme tu m'as déjà indiqué être suivi en psychiatrie, les spécialistes recommandent généralement de préserver un rythme de sommeil régulier plutôt que d'expérimenter des formes de sommeil polyphasique, sauf indication médicale.

Vidéo sur Colette profondément athée

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mona_Ozouf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Colette

https://www.linkedin.com/in/fr%C3%A9d%C3%A9ric-maget-0850a918/

Vidéo d'une heure et trente minutes : France 5 les docs de la LGL :

https://www.france.tv/france-5/les-docs-de-la-grande-librairie/5992962-colette.html

Fluctuat nec mergitur

« Fluctuat nec mergitur » est une locution latine qui signifie :

« Elle est battue par les flots, mais ne sombre pas. »

ou :

« Elle est secouée par les vagues, mais elle ne coule pas. »

Cette devise représente à l'origine un navire affrontant les tempêtes : il est malmené par les éléments, mais il reste à flot.

Elle est surtout connue comme la devise de Paris. Le bateau symbolise la ville elle-même : malgré les guerres, les crises, les épreuves et les bouleversements de l'histoire, Paris continue d'exister et de se relever.

Au sens figuré, « Fluctuat nec mergitur » exprime une idée de résilience :

  • on peut être éprouvé par les difficultés ;
  • on peut traverser des tempêtes ;
  • mais on ne se laisse pas anéantir.

C'est donc une belle formule pour évoquer la force intérieure, la persévérance et l'espérance dans l'épreuve. Elle rejoint une idée que l'on retrouve aussi dans la tradition chrétienne : l'homme peut être secoué par les épreuves de la vie, mais il peut demeurer ferme grâce à une espérance qui le dépasse.

Les années folles par ChatGPT

les années folles
Réponse rapide
8

Les Années folles désignent la période des années 1920, principalement de 1920 à 1929, en France et dans plusieurs pays occidentaux. Elles suivent la Première Guerre mondiale et sont marquées par un fort désir de profiter de la vie, d'innover et de rompre avec les traditions.

Les principales caractéristiques

  • Croissance économique : développement de l'industrie, de la consommation et des loisirs.
  • Effervescence culturelle : essor de la littérature, de la peinture, du cinéma et de la musique.
  • Jazz et danse : le jazz venu des États-Unis devient très populaire, tout comme le charleston.
  • Évolution de la mode : les femmes portent des robes plus courtes, se coupent les cheveux « à la garçonne » et gagnent en liberté.
  • Progrès techniques : diffusion de l'automobile, de la radio, du téléphone et de l'aviation.

Personnalités marquantes

  • Joséphine Baker, danseuse et chanteuse emblématique.
  • Coco Chanel, qui révolutionne la mode féminine.
  • Ernest Hemingway, installé à Paris durant cette période.
  • Pablo Picasso, figure majeure de l'avant-garde artistique.

La fin des Années folles

Cette période prend fin avec le Krach de Wall Street, qui déclenche une grave crise économique mondiale, appelée la Grande Dépression.

En résumé, les Années folles sont une décennie de joie de vivre, de modernité, de créativité et de profondes transformations sociales, avant la crise économique des années 1930.

Canicule : est-ce une bonne idée de dormir dans des draps mouillés ?

https://www.santemagazine.fr/sante/bien-dormir/canicule-est-ce-une-bonne-idee-de-dormir-dans-des-draps-mouilles-1154662

Les attaques d'orques les plus mortelles filmées par caméra | Animaux sauvages, durée : une heure

https://www.youtube.com/watch?v=mrl-fZZm24s

L'écologie profonde ou deep ecology, parfois en dialogue avec la foi chrétienne : par ChatGPT

L'écologie profonde (deep ecology) est un courant philosophique et éthique né au début des années 1970 sous l'impulsion du philosophe norvégien Arne Næss. Elle se distingue de l'« écologie superficielle » (shallow ecology), qui cherche principalement à protéger l'environnement pour le bien-être de l'être humain.

L'idée centrale

L'écologie profonde affirme que :

Tous les êtres vivants possèdent une valeur intrinsèque, indépendamment de leur utilité pour l'homme.

Autrement dit, une baleine, un loup, une forêt ou un insecte ont une valeur propre. Ils ne valent pas seulement parce qu'ils sont utiles à l'humanité.

Cette vision s'oppose à une conception strictement anthropocentrique, selon laquelle l'homme est la mesure de toute chose.

Les huit principes de l'écologie profonde

En 1984, Arne Næss et le philosophe américain George Sessions ont formulé une plateforme en huit points. En résumé :

  1. Toute vie possède une valeur intrinsèque.
  2. La diversité du vivant est une valeur en elle-même.
  3. L'homme ne peut réduire cette diversité que pour satisfaire des besoins vitaux.
  4. Une diminution de la population humaine favoriserait l'épanouissement du vivant.
  5. L'intervention humaine dans la nature est excessive.
  6. Des changements politiques, économiques et technologiques profonds sont nécessaires.
  7. Il faut privilégier la qualité de vie plutôt que l'accumulation matérielle.
  8. Ceux qui adhèrent à ces principes doivent agir pour les mettre en œuvre.

Les influences

L'écologie profonde puise son inspiration dans plusieurs traditions :

  • le philosophe Baruch Spinoza, avec l'idée de l'unité de la nature ;
  • les écrits d'Aldo Leopold et sa « Land Ethic » ;
  • certaines traditions orientales, notamment le bouddhisme et l'hindouisme, qui insistent sur l'interdépendance de tous les êtres.

Paul Watson et l'écologie profonde

Paul Watson se réclame explicitement de cette philosophie. Il considère que :

  • les océans ne sont pas une ressource destinée à l'homme ;
  • les baleines, les dauphins ou les requins ont un droit à l'existence ;
  • l'être humain n'est qu'une espèce parmi d'autres.

Cette conviction explique pourquoi il estime parfois légitime d'intervenir directement contre des activités qu'il juge destructrices, même si ces interventions sont controversées.

Les critiques

L'écologie profonde fait l'objet de critiques provenant de plusieurs horizons.

  • Des humanistes lui reprochent de minimiser la dignité particulière de l'être humain.
  • Certains écologistes la jugent trop radicale ou difficile à traduire en politiques publiques.
  • Des théologiens chrétiens estiment qu'elle risque d'effacer la distinction entre l'homme et les autres créatures.

Le regard chrétien

Puisque nous avons souvent parlé de théologie, il est intéressant de comparer cette approche avec la vision biblique.

Le christianisme affirme à la fois que :

  • la création est bonne et mérite d'être protégée (Genèse 1 ; Psaume 104) ;
  • l'homme est créé à l'image de Dieu (Genèse 1.26-27), ce qui lui confère une dignité et une responsabilité particulières.

Ainsi, la plupart des théologiens chrétiens, qu'ils soient catholiques, orthodoxes ou protestants évangéliques (comme Henri Blocher ou Alain Nisus), soutiennent une éthique de la gérance (stewardship) : l'homme n'est ni un exploiteur absolu de la nature ni un être identique aux autres espèces ; il en est le gardien responsable devant Dieu.

En ce sens, le christianisme partage avec l'écologie profonde le souci de protéger la création, mais il s'en distingue en maintenant la place singulière de l'être humain dans l'ordre de la création.

L'écologie profonde (deep ecology) est une philosophie environnementale qui va bien au-delà de la simple protection de la nature. Elle propose une remise en cause de la place de l'homme dans le monde.

Son origine

Le concept a été formulé en 1973 par Arne Næss. Il distinguait :

  • l'écologie superficielle (shallow ecology), qui protège la nature parce qu'elle est utile à l'être humain (santé, ressources, qualité de vie) ;
  • l'écologie profonde (deep ecology), qui considère que la nature mérite d'être protégée pour elle-même.

Les principes essentiels

L'écologie profonde repose notamment sur les idées suivantes :

  • La valeur intrinsèque du vivant : tous les êtres vivants ont une valeur propre, indépendamment de leur utilité pour l'homme.
  • L'interdépendance : toutes les formes de vie sont liées entre elles au sein d'un même écosystème.
  • La critique de l'anthropocentrisme : l'homme n'est pas le centre ni le but de la création.
  • La sobriété : une réduction de la consommation matérielle est nécessaire pour préserver les écosystèmes.
  • Le respect de la biodiversité : la diversité biologique est une richesse en elle-même.

Ce que l'écologie profonde n'est pas

Il est important de ne pas la caricaturer.

Elle n'affirme pas que toutes les formes de vie sont identiques en tous points. En revanche, elle soutient que l'être humain ne possède pas un droit moral illimité à exploiter les autres espèces.

Selon les auteurs qui s'en réclament, les conséquences pratiques peuvent être très différentes : certains privilégient l'éducation et les changements de mode de vie, d'autres défendent des formes de militantisme beaucoup plus direct.

Les critiques

L'écologie profonde est discutée sur plusieurs points.

Des philosophes lui reprochent de ne pas toujours expliquer clairement comment arbitrer entre les intérêts de différentes espèces lorsque leurs besoins entrent en conflit.

Certains écologistes estiment également qu'elle peut conduire à sous-estimer les enjeux sociaux (pauvreté, justice, développement) en mettant l'accent avant tout sur la nature.

Le point de vue chrétien

Du point de vue de la théologie chrétienne classique, il existe à la fois des convergences et des divergences.

Les convergences sont réelles :

  • la création est l'œuvre de Dieu et doit être respectée ;
  • l'homme ne peut exploiter la nature sans limite ;
  • la responsabilité envers les générations futures est importante.

En revanche, la tradition chrétienne s'écarte de l'écologie profonde sur un point fondamental : elle affirme que l'être humain est créé à l'image de Dieu (Genèse 1,26-27). Cette dignité particulière ne l'autorise pas à dominer de façon abusive la création, mais elle lui confère une responsabilité spécifique de gérance.

Des théologiens évangéliques comme Henri Blocher ou Alain Nisus défendent ainsi une position équilibrée : ils refusent à la fois un anthropocentrisme qui justifierait l'exploitation sans limites de la nature et un biocentrisme qui placerait toutes les formes de vie sur un même plan moral.

En résumé, l'écologie profonde a profondément influencé la pensée écologique contemporaine et des militants comme Paul Watson. Elle partage avec le christianisme le souci de protéger la création, mais elle s'en distingue par son refus de reconnaître à l'être humain une place singulière dans l'ordre de la création.

lundi 27 juillet 2026

1933 et l'avènement d'Adolf Hitler au pouvoir : de la démocratie au totalitarisme

L'année 1933 est décisive dans l'ascension d'Adolf Hitler au pouvoir. C'est le moment où l'Allemagne bascule progressivement d'un régime démocratique à une dictature totalitaire.

https://images.openai.com/static-rsc-4/dju4pZJLzbz4C0S2egbNjjReXO6Ok1vrpEpvUwRGIYGQr2bTXqhkaBUAcx5WXH1BH97N6zmWqpt9e5hPMnL8wJvT_13h1HK6_YzX6Y4AhlCLRnTfBuOHoUyVhpuB24JTEBmh6V22AMnrrAo-m3kmSY72ilxlEZl4_WZWA83o8CpFe2tJ6oK9wvo0pKPCjbF6?purpose=fullsize
6

Voici les principaux événements de cette année :

  1. 30 janvier 1933 : Hitler devient chancelier
    • Le président Paul von Hindenburg nomme Hitler chancelier du Reich.
    • Beaucoup de responsables conservateurs pensent pouvoir le contrôler. Ils se trompent.
  2. 27 février 1933 : incendie du Reichstag
    • Le bâtiment du Parlement allemand est incendié.
    • Les nazis accusent les communistes d'avoir organisé l'attentat, même si les circonstances exactes restent débattues par les historiens.
  3. 28 février 1933 : décret pour la protection du peuple et de l'État
    • Ce décret suspend les principales libertés publiques :
      • liberté de la presse,
      • liberté de réunion,
      • secret de la correspondance,
      • protection contre les arrestations arbitraires.
    • Il permet l'arrestation de milliers d'opposants politiques.
  4. 5 mars 1933 : élections législatives
    • Le parti nazi (NSDAP) obtient environ 43,9 % des voix.
    • Il ne dispose pas de la majorité absolue, mais gouverne avec le soutien de ses alliés nationalistes.
  5. 23 mars 1933 : loi des pleins pouvoirs
    • Le Reichstag adopte la Loi des pleins pouvoirs (Ermächtigungsgesetz).
    • Cette loi autorise le gouvernement à légiférer sans passer par le Parlement, y compris en modifiant la Constitution.
    • Elle constitue le fondement juridique de la dictature nazie.
  6. Printemps–été 1933 : élimination de l'opposition
    • Les syndicats indépendants sont dissous.
    • Les autres partis politiques sont interdits ou contraints à la dissolution.
    • Le premier camp de concentration, Camp de concentration de Dachau, est ouvert en mars 1933 pour interner les opposants politiques.
  7. 14 juillet 1933
    • Une loi fait du NSDAP le parti unique en Allemagne.
    • Toute création d'un autre parti devient illégale.

Pourquoi 1933 est-elle si importante ?

1933 ne marque pas seulement l'arrivée d'Hitler au pouvoir : c'est aussi l'année où il démantèle les institutions démocratiques de la République de Weimar en utilisant à la fois des mécanismes légaux (nomination, votes parlementaires, décrets) et la violence exercée par les SA, les SS et la police politique contre ses adversaires.

Il est important de distinguer deux étapes :

  • 30 janvier 1933 : Hitler devient chancelier.
  • À partir de mars-juillet 1933 : il transforme progressivement l'Allemagne en État totalitaire.
  • 2 août 1934 : à la mort d'Hindenburg, Hitler cumule les fonctions de président et de chancelier sous le titre de Führer, achevant la concentration du pouvoir entre ses mains.

Suisse romande

https://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse_romande