Religions, idéologies, cultures, sciences, culture générale
Blog de Jérôme CHAMBRON, BAC+4 en Droit acquis en 2000 à l'Université Grenoble Alpes ou UGA 38000.
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jeudi 13 août 2026
mercredi 12 août 2026
Lila des Indes
Le lilas des Indes est le nom courant de Lagerstroemia indica. Malgré son nom, il n'est pas un véritable lilas.
Quelques caractéristiques :
- Floraison : de l'été jusqu'au début de l'automne, avec des fleurs en grappes (rose, violet, rouge, blanc ou mauve selon les variétés).
- Feuillage : vert en été, souvent rouge-orangé à l'automne.
- Écorce : lisse et décorative, qui s'exfolie avec l'âge.
- Exposition : plein soleil pour une floraison abondante.
- Sol : bien drainé, plutôt fertile.
- Rusticité : supporte généralement des températures jusqu'à environ -10 à -15 °C selon la variété et les conditions.
C'est un excellent arbre ou grand arbuste d'ornement, apprécié pour sa longue floraison estivale et son entretien relativement simple.
Si votre question concerne sa plantation, sa taille, son entretien ou une maladie du lilas des Indes, dites-moi ce que vous souhaitez savoir.
Historique de la profession des pompiers en France et dans le monde
🔥 1. L’Antiquité : les premiers corps organisés
Les premières formes réellement organisées de lutte contre l'incendie apparaissent notamment dans les grandes villes de l'Antiquité.
Rome : une étape décisive
Sous l'Empire romain, les incendies sont extrêmement fréquents dans une ville très dense, construite en partie avec des matériaux inflammables.
L'empereur Auguste, à la fin du Ier siècle av. J.-C., crée progressivement les Vigiles, un corps spécialisé chargé notamment :
- de surveiller les incendies ;
- d'intervenir lors des sinistres ;
- de faire respecter certaines mesures de prévention ;
- d'assurer une surveillance nocturne.
Les Vigiles constituent donc un ancêtre assez direct des services modernes de sapeurs-pompiers.
Ils disposent déjà de moyens techniques relativement sophistiqués pour leur époque : seaux, crochets, pompes, échelles, couvertures, etc.
🏰 2. Du Moyen Âge à l'époque moderne : surtout une organisation municipale
Après la disparition de l'Empire romain d'Occident, les structures romaines disparaissent progressivement.
Pendant des siècles, la lutte contre le feu repose surtout sur :
- les habitants ;
- les corporations ;
- les autorités municipales ;
- les soldats ;
- des groupes organisés ponctuellement.
Dans les villes médiévales, les incendies sont particulièrement dangereux parce que les maisons sont très rapprochées et souvent construites en bois.
On développe donc progressivement la prévention : interdiction de certains matériaux, surveillance nocturne, obligation de disposer d'eau, etc.
Les premières grandes pompes
À partir du XVIIᵉ siècle, les progrès techniques permettent l'apparition de pompes à incendie plus efficaces.
Cela change profondément le métier : il ne s'agit plus seulement de transporter de l'eau avec des seaux, mais progressivement de disposer d'un matériel spécialisé.
🇫🇷 3. En France : des « gardes-pompes » aux sapeurs-pompiers
L'histoire française est particulièrement intéressante.
Les gardes-pompes
Sous l'Ancien Régime, certaines villes organisent des gardes-pompes, chargés d'utiliser les pompes à incendie.
À Paris, par exemple, des dispositifs spécialisés se développent au XVIIIᵉ siècle.
Mais il ne s'agit pas encore du corps moderne des sapeurs-pompiers.
4. 1811 : naissance des sapeurs-pompiers de Paris
Un événement majeur intervient sous Napoléon Ier.
Après l'incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris en 1810, Napoléon décide de réorganiser profondément la lutte contre les incendies.
En 1811, il crée le Bataillon de sapeurs-pompiers de Paris, à caractère militaire.
C'est une date fondamentale dans l'histoire française.
Le terme « sapeur » vient de l'organisation militaire : les sapeurs sont des soldats appartenant au génie et spécialisés notamment dans les travaux techniques.
Le modèle parisien devient progressivement extrêmement structuré.
🚒 5. XIXᵉ siècle : naissance du pompier moderne
Au XIXᵉ siècle, les grandes villes européennes et américaines développent progressivement des services de pompiers professionnels.
Plusieurs innovations transforment radicalement le métier :
Pompes → tuyaux → échelles → pompes à vapeur → véhicules motorisés → communications téléphoniques.
Le pompier cesse progressivement d'être simplement « celui qui apporte de l'eau ».
Il devient un technicien du secours et de l'incendie.
🇺🇸 6. Les États-Unis : des volontaires aux professionnels
Aux États-Unis, l'histoire est un peu différente.
Dans les villes coloniales puis américaines, les premiers services sont largement constitués de volontaires.
Les habitants se regroupent en compagnies qui possèdent leurs propres équipements.
Au XIXᵉ siècle, les grandes villes commencent à remplacer progressivement ces compagnies concurrentes par des services municipaux professionnels.
À New York, par exemple, le passage à un service professionnel intervient en 1865 avec la création du Metropolitan District Fire Department, qui deviendra ensuite le FDNY.
🇬🇧 7. La Grande-Bretagne
Londres joue également un rôle important.
Au XVIIIᵉ et au début du XIXᵉ siècle, plusieurs compagnies privées d'assurance entretiennent leurs propres équipes de pompiers afin de protéger les bâtiments assurés.
C'est un système assez différent du modèle français.
En 1866, le Metropolitan Fire Brigade est créé à Londres sous la direction de Eyres Massey Shaw.
Il constitue l'un des grands ancêtres du service londonien moderne.
🇩🇪 8. L'Allemagne et l'Europe continentale
Dans les pays germaniques, le XIXᵉ siècle voit également la naissance de nombreux Feuerwehren, c'est-à-dire des corps de pompiers.
Un modèle très important se développe :
Freiwillige Feuerwehr = sapeurs-pompiers volontaires.
Cela explique pourquoi, encore aujourd'hui, l'Allemagne, l'Autriche et plusieurs autres pays européens ont une très forte tradition de pompiers volontaires.
🇫🇷 9. La grande transformation française : 1875
En France, une étape capitale intervient avec la loi du 5 avril 1884, qui confie aux communes d'importantes responsabilités en matière de secours et de sécurité.
Mais l'organisation des pompiers évolue progressivement tout au long du XIXᵉ siècle.
Le système français devient progressivement un système dans lequel coexistent :
- des sapeurs-pompiers professionnels ;
- des sapeurs-pompiers volontaires ;
- des corps militaires particuliers, notamment Paris et Marseille.
🚑 10. Le XXᵉ siècle : le pompier devient aussi secouriste
C'est probablement la transformation la plus importante.
Pendant longtemps, le pompier est essentiellement associé au feu.
Au XXᵉ siècle, son activité s'élargit considérablement :
Le pompier devient donc progressivement un professionnel ou volontaire du secours d'urgence, et pas uniquement un combattant du feu.
🇫🇷 11. La départementalisation française
Une autre révolution intervient en France à la fin du XXᵉ siècle.
La loi du 3 mai 1996 organise la départementalisation des services d'incendie et de secours.
Les anciens corps communaux sont progressivement regroupés au sein des SDIS (Services départementaux d'incendie et de secours).
Aujourd'hui, le système français repose principalement sur :
👨🚒 Sapeurs-pompiers professionnels
Ce sont des agents publics dont c'est le métier.
👨🚒 Sapeurs-pompiers volontaires
Ils exercent leur activité de pompier parallèlement à leur activité professionnelle ou à leurs études.
Ils représentent une part considérable des effectifs français.
🎖️ Pompiers militaires
Deux grandes formations sont particulièrement connues :
- Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) ;
- Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM).
🌍 12. Aujourd'hui : une profession devenue extrêmement technique
Le pompier du XXIᵉ siècle n'est plus seulement un homme avec une lance à incendie.
Il doit connaître :
- la dynamique des incendies ;
- la chimie du feu ;
- les bâtiments ;
- les risques électriques ;
- les matières dangereuses ;
- les techniques de désincarcération ;
- les premiers secours ;
- la médecine d'urgence ;
- les risques naturels ;
- les communications radio ;
- les drones et nouvelles technologies.
Et le métier s'est également féminisé : les femmes sont aujourd'hui pleinement intégrées aux corps de sapeurs-pompiers, y compris dans les fonctions opérationnelles.
🧭 Une petite frise historique
| Période | Évolution |
|---|---|
| Antiquité | Vigiles romains : premier grand corps organisé |
| Moyen Âge | Organisation communautaire et municipale |
| XVIIᵉ siècle | Développement des pompes à incendie |
| XVIIIᵉ siècle | Apparition de corps spécialisés de gardes-pompes |
| 1811 | Création du Bataillon de sapeurs-pompiers de Paris |
| XIXᵉ siècle | Professionnalisation et militarisation dans plusieurs pays |
| 1860–1900 | Développement des services municipaux professionnels |
| XXᵉ siècle | Motorisation et modernisation |
| XXᵉ siècle | Développement massif du secours aux personnes |
| 1996 | Départementalisation des services d'incendie et de secours en France |
| XXIᵉ siècle | Pompier = incendie + secours + prévention + risques technologiques et naturels |
En résumé
On pourrait donc résumer l'histoire du métier en quatre grandes étapes :
Et la France possède une particularité assez remarquable : elle a conservé simultanément une importante tradition de volontariat, un corps professionnel civil et des corps militaires de pompiers. C'est assez original à l'échelle internationale.
Différence entre sexe et genre par aperçu google ia
mardi 11 août 2026
lundi 10 août 2026
dimanche 9 août 2026
vendredi 7 août 2026
jeudi 6 août 2026
mercredi 5 août 2026
OYA
Vidéo :
Les OYAS : TOUT SAVOIR !mardi 4 août 2026
Sciences Po Paris et IEP de province
https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_d%27%C3%A9tudes_politiques_de_Paris
Prépa gratuite :
Sciences Po Paris et IEP de Province : Quelles différences? :https://www.youtube.com/watch?v=8KFS5DtSxic
L'oral de Sciences Po Paris - conseils et explications :
Algues plastivores par ChatGPT
Oui, c'est en partie vrai, mais il faut nuancer.
Certaines algues, mais surtout des microalgues et des organismes vivant en association avec elles (bactéries, champignons), peuvent contribuer à la dégradation de certains plastiques. Cependant, les cas où une algue « mange » directement le plastique sont rares.
On distingue plusieurs situations :
- Les bactéries : ce sont les organismes les plus connus pour dégrader certains plastiques. Par exemple, la bactérie Ideonella sakaiensis est capable de dégrader le PET, le plastique utilisé dans de nombreuses bouteilles.
- Les microalgues : certaines peuvent coloniser la surface des plastiques en mer. Elles produisent des substances qui favorisent l'altération du matériau ou travaillent en symbiose avec des bactéries qui le dégradent.
- Les macroalgues (les grandes algues marines comme les laminaires ou les ulves) : elles ne « mangent » pas le plastique. En revanche, elles peuvent servir de support à des microorganismes qui participent à sa dégradation.
Attention aux limites
Même les organismes capables de dégrader le plastique le font généralement :
- très lentement (des semaines, des mois, voire des années) ;
- sur certains types de plastiques seulement ;
- dans des conditions de laboratoire souvent très contrôlées.
Il ne s'agit donc pas aujourd'hui d'une solution miracle au problème de la pollution plastique.
Une autre piste prometteuse
Les chercheurs s'intéressent aussi aux algues pour fabriquer du plastique, plutôt que pour le détruire. Certaines algues permettent de produire des bioplastiques, qui sont plus facilement biodégradables que les plastiques issus du pétrole.
En résumé :
- ✅ Oui, certaines microalgues et surtout les microorganismes qui leur sont associés peuvent contribuer à la dégradation de certains plastiques.
- ❌ Non, les grandes algues marines ne « mangent » pas le plastique comme elles mangeraient un aliment.
- 🔬 La recherche progresse, mais nous sommes encore loin d'une solution capable d'éliminer rapidement les immenses quantités de plastique présentes dans l'environnement.
Il n'existe pas un nom scientifique unique signifiant « mangeur de plastique », mais plusieurs termes sont utilisés selon le contexte.
Les principaux sont :
- Plastivore : c'est le terme le plus courant. Il désigne un organisme capable de consommer ou de dégrader du plastique. Il est formé de plastique + le suffixe -vore (du latin vorare, « dévorer »).
- Organisme plastodégradateur : terme scientifique plus précis pour un organisme qui dégrade le plastique.
- Microorganisme dégradant le plastique ou microorganisme biodégradateur du plastique : expressions fréquemment employées dans les publications scientifiques.
Si l'on voulait former un mot à partir du grec, on pourrait imaginer plastiphage (du grec phagein, « manger »), par analogie avec des termes comme bactériophage. Cependant, ce mot est très peu utilisé en biologie pour désigner des organismes qui dégradent le plastique.
En pratique :
- Plastivore est le terme le plus répandu dans la vulgarisation scientifique.
- Organisme plastodégradateur ou microorganisme dégradant le plastique sont les formulations les plus précises dans un contexte scientifique.
Le terme médical de volémie par ChatGPT
La volémie est le volume total de sang circulant dans les vaisseaux sanguins d'une personne.
Chez un adulte, elle est en moyenne de :
- Environ 70 mL/kg chez l'homme.
- Environ 65 mL/kg chez la femme.
- Soit environ 5 litres pour un adulte de 70 kg.
La volémie comprend :
- le plasma (la partie liquide du sang),
- les éléments figurés (globules rouges, globules blancs et plaquettes).
Selon son état, on distingue :
- Normovolémie : volume sanguin normal.
- Hypovolémie : diminution de la volémie (par exemple lors d'une hémorragie, d'une déshydratation importante ou de brûlures étendues). Elle peut entraîner une baisse de la pression artérielle et un état de choc.
- Hypervolémie : augmentation de la volémie (par exemple en cas d'insuffisance cardiaque, d'insuffisance rénale ou d'excès d'apport en liquides), pouvant provoquer des œdèmes et une hypertension.
La volémie est régulée principalement par les reins, les hormones (comme l'aldostérone et l'hormone antidiurétique, ADH) et les mécanismes cardiovasculaires afin de maintenir une bonne perfusion des organes.
lundi 3 août 2026
La politique comme art du compromis et du possible par ChatGPT
L'expression « La politique est l'art du compromis » est un adage très répandu. Elle signifie que, dans une démocratie, gouverner consiste rarement à imposer intégralement son programme, mais plutôt à rechercher des accords entre des intérêts, des opinions et des valeurs parfois opposés.
Le compromis permet notamment :
- de faire adopter des lois malgré les désaccords ;
- de préserver la paix civile et la stabilité des institutions ;
- de tenir compte de la diversité des citoyens et des partis.
Il ne faut cependant pas confondre compromis et compromission :
- Un compromis est un accord dans lequel chacun fait des concessions raisonnables afin d'atteindre un objectif commun.
- Une compromission consiste à renoncer à des principes fondamentaux ou à agir de manière contraire à l'éthique pour obtenir un avantage.
Cette idée est souvent rapprochée d'une formule attribuée à Otto von Bismarck :
« La politique est l'art du possible. »
Cette maxime souligne qu'en politique, il faut composer avec les rapports de force, les contraintes économiques, juridiques et sociales, plutôt que poursuivre un idéal sans tenir compte de la réalité.
En somme, dire que « la politique est l'art du compromis » ne signifie pas que tout est négociable, mais que la vie politique exige souvent de concilier des intérêts divergents sans renoncer aux principes essentiels.
Résumé par ChatGPT de l'entretien d'Olivier Mannoni accordée à France Info + lien en source et référence de l'entretien sur le site de France Info
Voici un résumé fidèle de l'entretien accordé par Olivier Mannoni à Franceinfo :
- Olivier Mannoni, traducteur de Mein Kampf et auteur de Coulée brune. Comment le fascisme inonde notre langue, estime que les attaques de l'extrême droite contre la culture, les intellectuels et le monde des arts connaissent une accélération préoccupante.
- Selon lui, le fascisme ne progresse pas seulement par les idées ou les programmes politiques, mais par une transformation progressive du langage. Des mots et des expressions issus de l'extrême droite entrent peu à peu dans le débat public, deviennent familiers, puis finissent par paraître normaux.
- Il considère que cette évolution modifie la manière dont les citoyens perçoivent la réalité. Le vocabulaire n'est jamais neutre : il façonne les représentations, banalise certains discours et peut préparer les esprits à accepter des idées auparavant jugées inacceptables.
- Mannoni insiste sur le fait que les attaques contre les artistes, les écrivains, les chercheurs et les institutions culturelles ne sont pas des phénomènes isolés. Elles participent, selon lui, d'une stratégie politique visant à délégitimer les contre-pouvoirs intellectuels.
- Fort de son expérience de traducteur des textes nazis, il explique que les régimes fascistes accordent une importance capitale au choix des mots. Ils cherchent à remplacer un langage précis par un langage émotionnel, simplificateur et clivant, qui oppose constamment un « nous » à un « eux ».
- Il appelle donc à une vigilance linguistique : il ne s'agit pas de censurer les mots, mais de comprendre leur origine, leur usage et les effets qu'ils peuvent produire lorsqu'ils sont repris sans recul dans l'espace public.
En une phrase, la thèse centrale de l'entretien est la suivante : pour Olivier Mannoni, le langage est un terrain essentiel de la lutte politique ; lorsque le vocabulaire de l'extrême droite se banalise, cela contribue à banaliser progressivement les idées qu'il véhicule.
Source et référence :
samedi 1 août 2026
vendredi 31 juillet 2026
jeudi 30 juillet 2026
Une expression ricoeurienne : soi-même comme un autre
L'expression « soi-même comme un autre » renvoie avant tout au célèbre ouvrage du philosophe français Paul Ricœur :
Soi-même comme un autre (1990).
C'est l'une des œuvres majeures de Ricœur, dans laquelle il s'interroge sur l'identité personnelle, l'action, la responsabilité et la relation à autrui.
L'expression signifie que le "soi" ne se comprend jamais de manière isolée. Pour se connaître véritablement, il faut passer par l'autre : les autres personnes, le langage, les récits que nous faisons de notre vie, les promesses que nous tenons, les responsabilités que nous assumons.
Ricœur distingue notamment deux aspects de l'identité :
- L'identité-idem (la mêmeté) : ce qui demeure identique en nous au fil du temps (nos caractéristiques relativement stables).
- L'identité-ipse (l'ipséité) : le fait d'être soi comme sujet capable de promettre, de répondre de ses actes, de changer tout en restant la même personne.
L'idée centrale est que l'identité personnelle est relationnelle. Nous ne nous construisons pas seuls : la rencontre avec autrui est constitutive de notre propre identité. D'où le titre paradoxal : être soi, c'est aussi se comprendre "comme un autre".
Cette réflexion conduit Ricœur à une éthique célèbre, qu'il résume ainsi :
« La visée de la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes. »
Cette formule montre que la connaissance de soi débouche sur une responsabilité envers autrui et envers la société.
Si tu pensais plutôt à la formule « Je est un autre » d'Arthur Rimbaud, il s'agit d'une idée différente. Chez Rimbaud, elle exprime que le « je » n'est pas totalement maître de lui-même : le poète découvre en lui une altérité intérieure, une source d'inspiration qui le dépasse. Chez Ricœur, au contraire, le « soi » se construit progressivement dans le dialogue avec autrui, le récit de sa vie et la responsabilité morale.
Sur Ricoeur :
Entéléchie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ent%C3%A9l%C3%A9chie
ChatGPT :
Le terme entéléchie (du grec entelecheia, « accomplissement », « réalisation complète ») est un concept philosophique introduit par Aristote.
Il désigne la réalisation pleine d'un être selon sa nature, c'est-à-dire le passage de ce qui est en puissance à ce qui est pleinement en acte.
Par exemple :
- Une graine est en puissance un arbre.
- L'arbre adulte est l'entéléchie de la graine : il représente son accomplissement.
Chez Aristote, l'entéléchie est étroitement liée à la distinction entre :
- la puissance (dynamis) : ce qui peut être ;
- l'acte (energeia) : ce qui est effectivement réalisé.
L'entéléchie est donc l'état d'accomplissement ou la fin interne vers laquelle tend naturellement un être.
Le concept a ensuite été repris par Gottfried Wilhelm Leibniz, qui l'utilise pour désigner des substances vivantes (les monades) dotées d'un principe interne d'activité.
Dans le langage courant, le mot est rare, mais il peut être employé au sens figuré pour désigner la pleine réalisation d'un potentiel ou l'accomplissement d'une vocation.
Chez Aristote, l'entéléchie (entelecheia, ἐντελέχεια) est l'un des concepts les plus fondamentaux de sa philosophie. Elle exprime l'idée qu'un être est pleinement ce qu'il est destiné à être par nature.
La définition
L'entéléchie est l'acte achevé, la réalisation complète d'une puissance.
Aristote distingue constamment :
- la puissance (dynamis) : ce qu'un être peut devenir ;
- l'acte (energeia ou entelecheia) : ce qu'il est effectivement.
Ainsi, un enfant est en puissance un adulte ; l'adulte est l'entéléchie de l'enfant.
Les exemples classiques
- Le gland est en puissance un chêne.
- Le chêne adulte est l'entéléchie du gland.
De même :
- un élève est en puissance un médecin ;
- le médecin exerçant est l'entéléchie de cet apprentissage.
Dans les êtres vivants
Dans son traité De l'âme (De Anima), Aristote définit l'âme comme :
« la première entéléchie d'un corps naturel organisé ayant la vie en puissance ».
Cela signifie que l'âme est le principe qui fait qu'un corps vivant est effectivement vivant. Sans âme, le corps n'est plus qu'un organisme privé de sa fonction vitale.
Une philosophie finaliste
L'entéléchie est liée à la cause finale.
Pour Aristote, chaque être naturel tend vers une fin (telos) :
- la graine tend vers l'arbre ;
- le poulain vers le cheval adulte ;
- l'être humain vers son plein développement rationnel et moral.
L'entéléchie est précisément cet état d'accomplissement où la fin est atteinte.
Acte et entéléchie
Aristote emploie parfois energeia (activité, acte) et entelecheia presque comme des synonymes, mais certains commentateurs proposent une nuance :
- energeia insiste davantage sur l'activité en cours d'exercice ;
- entelecheia met davantage l'accent sur l'état d'accomplissement, sur la perfection atteinte.
La distinction n'est toutefois pas toujours rigoureuse dans ses textes.
En résumé
Chez Aristote, l'entéléchie est :
- la réalisation d'une puissance ;
- la perfection propre d'un être ;
- l'accomplissement de sa nature ;
- l'expression de sa fin (telos).
C'est pourquoi l'entéléchie est au cœur de toute la métaphysique aristotélicienne : elle permet de comprendre le changement non comme un simple déplacement matériel, mais comme le passage d'un être de la puissance à l'acte, c'est-à-dire vers la plénitude de ce qu'il est appelé à être.
Chez Gottfried Wilhelm Leibniz, le concept d'entéléchie est repris à Aristote, mais il reçoit un sens nouveau, intégré à sa métaphysique des monades.
Voici les idées essentielles :
- L'entéléchie est une substance simple
- Leibniz appelle entéléchies les substances simples qui possèdent un principe interne d'action.
- Elles ne sont pas composées de parties matérielles et sont donc indivisibles.
- Toute entéléchie agit de l'intérieur
- Contrairement aux objets matériels, qui semblent être mus de l'extérieur, l'entéléchie possède en elle-même la source de ses changements.
- Son évolution est déterminée par sa nature propre, selon le plan voulu par Dieu.
- Les monades
- Toutes les monades sont des entéléchies, mais Leibniz distingue plusieurs degrés :
- les monades les plus simples ;
- les âmes des animaux, qui ont perception et mémoire ;
- les esprits humains, qui possèdent en plus la raison et la conscience réflexive.
- L'harmonie préétablie
- Les entéléchies n'agissent pas causalement les unes sur les autres.
- Chacune évolue selon ses propres lois internes.
- Leur parfaite coordination provient de l'harmonie préétablie instituée par Dieu dès la création.
Une formule célèbre
Dans sa Monadologie (§ 18), Leibniz écrit :
« On pourrait donner le nom d'entéléchies à toutes les substances simples ou monades créées, car elles ont en elles une certaine perfection, il y a une suffisance qui les rend sources de leurs actions internes. »
Ainsi, alors que chez Aristote l'entéléchie désigne principalement l'accomplissement d'une puissance, chez Leibniz elle désigne surtout un être vivant spirituel, une substance simple autonome, dotée d'un principe interne d'activité et orientée vers sa propre perfection.
En résumé :
- Chez Aristote : l'entéléchie est l'acte accompli, la réalisation d'une puissance.
- Chez Leibniz : l'entéléchie est une monade, une substance simple active qui porte en elle-même le principe de son développement et de son activité.
Persée
https://www.persee.fr/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Pers%C3%A9e
-
https://supernutrition.fr/blogs/probiotiques/probiotiques-ou-ultra-levure https://www.edp-nutrition.fr/article/ultra-levure-est-ce-un-probio...
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Vidéo d'une heure : https://www.youtube.com/watch?v=Wlo9FPBFZ60 Vidéo de 36 minutes : https://www.youtube.com/watch?v=6ELepzi4Nk4 De plu...
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Je cite : page n°7, in Droit privé romain , 3è édition, Montchrestien, lextenso éditions : "La patria potestas est [...] une notion ...